Venez à la rencontre d’un Yukonnais qui veille à ce que les enfants vivent dans des foyers sûrs et accueillants.
Au Yukon, lorsqu’un enfant ne peut pas vivre avec ses parents, le gouvernement lui trouve un foyer temporaire.
Les travailleuses sociales et travailleurs sociaux évaluent les parents substituts et jumellent les enfants à des familles qui peuvent les accueillir.
Matthew, vous êtes un travailleur social spécialisé. Que faites-vous exactement?
Je travaille pour les services de placement. On s’occupe des enfants qui se retrouvent dans le système de protection de l’enfance du Yukon. On les place dans des familles qui peuvent prendre soin d’eux. On appelait auparavant ces familles des « familles d’accueil ».
Ces placements sont temporaires, le temps qu’on puisse réunir les enfants avec leur famille.
Je rencontre des parents substituts, soit des personnes qui pourraient accueillir des enfants, pour déterminer s’ils peuvent offrir un foyer sûr.
Quelles sont les qualités d’un bon parent substitut?
Les parents substituts font l’objet d’une vérification du casier judiciaire et des antécédents avec les services de protection de l’enfance.
Nous voulons des gens qui :
- comprennent le développement et les traumatismes chez les enfants;
- s’entendent bien avec les enfants;
- sont bienveillants, patients et fiables.
On recherche des gens qui valorisent la famille et la communauté.
Les parents substituts doivent collaborer étroitement avec nous, avec la famille de l’enfant et avec la communauté.
On veut que l’enfant se sente en sécurité, inclus et soutenu, et qu’il conserve ses liens avec sa famille et sa culture.
Ce qui importe, c’est que l’enfant se sente à sa place dans son nouveau foyer, tout en comprenant qu’il a encore une famille et une communauté ailleurs.
Caregivers must pass a criminal record check and a child welfare check.
Comment tenez-vous compte du contexte autochtone du Yukon?
C’est important que les enfants placés conservent leurs liens avec leur communauté et leur culture.
On collabore étroitement avec les Premières Nations de tout le territoire.
Si l’enfant est autochtone, on travaille avec les Premières Nations pour approuver et épauler la famille qui l’accueille.
C’est une démarche collective.
On sait que chaque enfant a le droit de conserver ses liens avec sa culture, sa communauté et sa famille.
Qu’est-ce qui vous a amené à faire carrière dans ce domaine?
J’ai travaillé pendant environ 10 ans comme préposé au soutien à domicile, principalement auprès d’adultes en situation de handicap. J’ai ensuite travaillé dans des établissements de soins et des maisons de soins pendant que j’étudiais pour obtenir mon diplôme en travail social. Je travaille pour le gouvernement du Yukon depuis 2014.
Qu’est-ce qui vous plaît dans votre métier?
L’équipe est fantastique, et on travaille très bien ensemble. On s’épaule les uns les autres. Les membres de l’équipe savent ce qu’ils font.
Si j’ai une question ou besoin d’aide, je peux aller voir n’importe qui. Et on peut aussi venir me voir.
J’aime pouvoir placer les enfants avec des personnes qui en prendront soin.
Il n’y a rien de mieux que de savoir qu’un enfant reçoit l’attention et les soins dont il a besoin.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui songe au travail social?
C’est un travail très valorisant, mais qui nécessite patience et optimisme.
C’est parfois difficile, et les progrès peuvent prendre du temps.
On n’a pas de baguette magique, mais notre travail a vraiment des retombées concrètes.